Cher Max…Il y avait quelques minutes que je fixais le clavier de mon ordinateur, incapable de trouver un sujet pour ce bulletin lorsque, tout à coup, surgissant de nulle part, tu fis irruption dans mon bureau. L’air hagard, les cheveux hirsutes, tes vêtements n’étant de toutes évidences, certes pas dessinés par ces grands couturiers à la mode, et en prime, le sourire le plus merveilleux qu’il me fut donner de voir.. Par ton vocabulaire, je dus me rendre à l’évidence, tu connaissais tous les vases sacrés! En te voyant, j’ai vu en toi, le fils qui aurait pu être le mien. Et en plus, j’aimerais ajouter que, malgré tous les efforts que tu peux faire pour le cacher, tu es d’une rare beauté. Je ne te dirai pas ce que j’ai pensé en t’apercevant, mais juste pour t’aiguiller vers la bonne voie, je peux te dire que je juge facilement. Trop facilement même. J’ai une légère tendance à regarder de haut.
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Et ce n’est qu’après ton départ que je t’ai reconnu. Il y avait quelques temps que nous échangions et, tout à coup, juste avant de mettre fin à notre rencontre, tu m’As dit que tu allais prier pour moi. Et lorsque je t’ai dit que moi aussi j’allais prier pour toi, ton visage s’est transformé. Ton regard s’est éclairé. « Si tu savais comment j’en ai besoin man! Si seulement tu savais! » Et dans cette manière que tu as eu de me dire merci, je savais que je venais de vivre un grand évènement. Lequel? Je n’aurais su le dire. Je demeurai là à fixer le vide jusqu’à ce que je vois la bible sur mon bureau. L’ouvrant au hasard, je vis ces mots : « Le publicain, lui, se tenait à distance et n’osait pas lever les yeux au ciel; mais il se frappait la poitrine, en disant : Mon dieu, prends pitié du pauvre pécheur que je suis! » Seigneur, quel que soit le prénom que Tu prennes, puisses-Tu ne jamais cesser de me surprendre! Ive
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